Questions fréquentes
Domestique bretonne, cuisinière, soignante. Entre 1833 et 1851, partout où elle passait, des gens mouraient. Voici tout ce que vous devez savoir sur l'une des affaires criminelles les plus troublantes du XIXe siècle français.
Hélène Jégado (1803-1852) était une domestique bretonne originaire du Finistère. Elle a travaillé comme cuisinière et servante dans de nombreuses maisons de basse Bretagne entre 1833 et 1851. Elle est considérée comme l'une des premières tueuses en série françaises, ayant empoisonné à l'arsenic des dizaines de personnes sur près de vingt ans.
Entre 23 et 36 victimes lui sont attribuées selon les sources, sur une période de 18 ans. Elle a été officiellement condamnée pour 3 meurtres, 3 tentatives de meurtre et 11 vols. Le nombre réel de victimes reste difficile à établir, car beaucoup de décès avaient été attribués aux épidémies de l'époque.
Hélène Jégado utilisait de l'arsenic, surnommé à l'époque "poudre de succession". Elle l'administrait dans les aliments et boissons qu'elle préparait. Les symptômes — douleurs violentes, vomissements, affaiblissement rapide — étaient souvent confondus avec le choléra ou d'autres maladies courantes de l'époque.
Au XIXe siècle, la médecine légale était balbutiante et l'arsenic était indétectable sans analyses spécifiques. La mort était omniprésente et souvent inexpliquée. Les épidémies de choléra et de typhus permettaient de masquer les symptômes d'empoisonnement. De plus, Hélène Jégado se montrait dévouée et attentive envers les malades, ce qui éloignait les soupçons.
En 1851, chez son dernier employeur à Rennes, une collègue tombe malade. Hélène Jégado déclare spontanément "Je suis innocente !" avant même qu'on l'accuse. Cette phrase déclenche les soupçons. Une enquête est ouverte, des exhumations pratiquées, et de l'arsenic est retrouvé dans les corps. Elle est arrêtée la même année.
Le procès d'Hélène Jégado se tient à Rennes en décembre 1851. Il dure plusieurs jours et suscite un immense intérêt de la presse nationale. Des dizaines de témoins défilent. Des expertises médico-légales sont produites. Hélène Jégado reste froide et presque impassible tout au long des audiences. Elle est condamnée à mort.
Hélène Jégado a été guillotinée le 26 février 1852 à Rennes, en place publique. Elle avait 48 ou 49 ans. Son exécution attira une foule considérable.
"Hélène Jégado - Chronique d'une empoisonneuse" est un roman graphique True Crime historique de Patrick Beuzit, actuellement en recherche d'éditeur. Il retrace fidèlement le parcours d'Hélène Jégado à partir des archives judiciaires de l'époque, en environ 64 planches couleur, avec une approche immersive fondée sur la progression du doute.
Non, le projet est actuellement en recherche d'éditeur et n'est pas encore publié. Les éditeurs intéressés peuvent contacter Patrick Beuzit via ce site et télécharger le dossier de presse complet.
Dossier de presse, planches et note d'intention disponibles en téléchargement.
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